Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 09:58

Pratique des raisonnements scientifiques - Exploitation d'un document

 

Deux patientes stériles ont été traitées par injection d'HMG, une hormone dont certains effets sont proches de ceux de la FSH. Le traitement a été efficace pour Madame A.

En exploitant le document, proposez une interprétation de la différence d'efficacité du traitement pour les deux patientes A et B.

 

Document :

Chez une femme fertile, le taux plasmatique maximal d'œstradiol est en moyenne de 500 pg.mL-1, au douzième jour d'un cycle de 28 jours.

Chez les femmes stériles suivies, cette valeur ne dépasse jamais sans traitement 200 pg.mL-1.

stérilité HMG

Les 2 patientes stériles suivies avaient une œstradiolémie ne dépassant jamais sans traitement 200 pg.mL-1. alors que chez une femme fertile, l’œstradiolémie est en moyenne de 500 pg.mL-1, à J12 d'un cycle de 28 jours.

Hypothèse peut donc être faite que cette faible teneur est en rapport avec leur stérilité et qu’un traitement stimulateur des ovaires peut peut-être lever cette stérilité.

Les deux femmes traitées par injection d'HMG aux effets voisins de FSH. ont, d’après le graphe, montré des réactions très différentes :

¤ Chez Madame, l’injection d’HMG provoque une forte élévation de la teneur en oestradiol et même un pic jusqu’à 600 pg.mL-1 A

¤ Chez Madame B son taux d’oestradiol n’a pratiquement pas évolué

¤ Madame A est devenue fertile contrairement à Madame B.

 

On peut donc conclure que :

¤ Madame A a des ovaires réactifs et que sa stérilité avait pour origine une insuffisante stimulation hypophysaire.

- Le traitement par une hormone aux effets comparables à FSH (Hormone stimulant les follicules) a permis de stimuler l’ovaire qui a produit un ou des follicules mûrs producteurs d’œstrogène (d’où le pic) et surtout du précieux ovocyte.

¤ Madame B n’a pas de réaction au niveau ovarien et la stimulation par HMG n’aboutit pas au développement de follicules. Elle reste malheureusement stérile.

-  La cause profonde de cette stérilité est donc à rechercher au niveau des gonades elles-mêmes. S’agit-il d’une ménopause précoce (épuisement prématuré du stock de follicules) ?

Par profSVT - Publié dans : Terminale S
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