A partir de l’analyse des documents fournis, indiquez si l’horticulteur peut créer une variété de rosier « remontant à fleurs roses » qui conserve ce phénotype d’une génération à l’autre lorsqu’elle se reproduit de façons naturelle.
DOCUMENT 1 = Reproduction sexuée des rosiers
La reproduction sexuée des plantes à fleurs nécessite une pollinisation : du pollen produit par des étamines (organes reproducteurs mâles) se dépose sur des carpelles (organes reproducteurs femelles). Chez les rosiers, chaque fleur possède à la fois des étamines et des carpelles. Dans les conditions naturelles, les carpelles d’un individu sont le plus souvent pollinisés par du pollen produit par le même individu (auto-pollinisation)
DOCUMENT 2 = Expériences d’auto-pollinisations
Chez les rosiers, un horticulteur s’intéresse à deux caractères :
- Le caractère « nombre de floraisons » : les rosiers peuvent être remontants (capables de fleurir plusieurs fois par an) ou non remontants (ils ne fleurissent qu’une seule fois par an) ;
- Le caractère « couleur des fleurs » : les rosiers peuvent être à fleurs rouges, blanches ou roses.
On admet que chacun de ces deux caractères est monogénique (c’est-à-dire contrôlé par un seul gène)
L’horticulteur dispose de deux variétés de rosiers :
- La variété P1 est non remontante et fleurs rouges
- La variété P2 est remontante à fleurs blanches
L’horticulteur réalise une auto-pollinisation sur des plantes P1. Il n’obtient que des rosiers non remontants à fleurs rouges. De même, il réalise une auto-pollinisation sur des plantes P2. Il n’obtient que des rosiers remontants à fleurs blanches.
DOCUMENT 3 = Expériences de pollinisations croisées
L’horticulteur réalise une pollinisation croisée entre P1 et P2 : il dépose du pollen de rosiers P1 sur des carpelles de rosiers P2. Il obtient la génération de rosiers F1, tous non remontants à fleurs roses.
L’horticulteur réalise ensuite une pollinisation croisée entre F1 et P2 ; il dépose du pollen de rosiers F1 sur des carpelles de rosiers P2.
Il obtient les rosiers suivants (génération F2)
- 248 rosiers non remontants à fleurs blanches
- 253 rosiers non remontants à fleurs roses
- 249 rosiers remontants à fleurs blanches
- 250 rosiers remontants à fleurs roses
PROPOSITION DE CORRECTION
Introduction (rappel sujet)
Document 1 REPRODUCTION SEXUEE DES ROSIERS
· Document structure d'une fleur
· Etamines => pollen = gamètes mâles
· Carpelles => ovules = gamètes femelles
· Reproduction sexuée par autopollinisation
Document 2 EXPERIENCES D'AUTOPOLLINISATION
· Présentations de la variété des phénotypes
· Variétés P1 : non remontants / fleurs rouges
· Variétés P2 : remontants / fleurs blanches
· Autopollinisation donne toujours même phénotype
· Les parents P1 et P2 sont de souches pures
ð génotype homozygote pour les gènes "nombre de floraisons" et "couleur des fleurs"
Document 3 EXPERIENCES DE POLLINISATION CROISEE
· Création F1 par croissement P1+P2
· Uniformité des hybrides de 1ère génération
· Rosier non remontant à fleurs roses
· Allèle non remontant (N) dominant / Allèle remontant (n) récessif
· Allèles blanc (W) et rouge (w) codominants
· Génotype P1 (N//N; w//w) | Génotype P2 (n//n; W//W) | Génotype F1 (N//n; W//w)
· Réalisation croisement F1xP2 (pas croisement test car P2 n'est pas double récessif)
· Résultats équiprobables => gènes indépendants
· Réalisation d'un échiquier de croisement
· Autopollinisation F2 "remontant fleurs roses" pour connaître stabilité des phénotypes
· Réalisation d'un échiquier de croisement
CONCLUSION
Création "remontant à fleurs roses" possible mais problème d’hétérozygotie, seuls 50% des descendants conserveront le phénotype voulu
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