Exercices corrigés, schémas & conseils méthodologiques pour progresser en SVT (niveau Lycée)
24 Novembre 2009
La limite Crétacé-Tertiaire est marquée par une crise biologique importante. Il s’agit d’un phénomène global qui affecte l’ensemble de la planète et s’accompagne d’une rupture dans la biosphère avec extinction d’un grand nombre d’espèces, suivie d’une expansion de nouvelles espèces.
Utilisez les informations tirées des documents pour discuter la validité de l’hypothèse d’un volcanisme intense expliquant les caractéristiques géologiques et biologiques de la limite Crétacé / Tertiaire
Document 1 : Distribution de certains caractères minéralogiques dans les sédiments de la limite Crétacé-Tertiaire
(ici à El Kef, en Tunisie) D’après La Recherche, 1993

L’iridium est présent dans les magmas de volcans de point chaud.
L’argile retrouvée à la limite Crétacé-Tertiaire est constitué de smectite, espèce particulière d’argile provenant des cendres volcaniques.
Document 2 : Coupe géologique dans les Trapps du Deccan (Inde)
On évalue à 2 millions de m3 le volume de lave qui aurait été émis lors de la formation des trapps de l’Inde. Les principales périodes d’extinction des temps géologiques sont concomitantes de trapps (importantes coulées continentales de basalte qui sont associées à un volcanisme de point chaud)

Document 3 : Extraits d’articles scientifiques
« Depuis une dizaine d’années, les volcanologues étudient l’impact climatique des éruptions : les éruptions modifient le climat, non seulement par la quantité énorme de poussières qui absorbent la lumière solaire, mais aussi par le soufre dégagé qui donne naissance à des pluies acides. Quand l’éruption est puissante, les aérosols d’acide sulfurique peuvent pénétrer dans la stratosphère où les vents les dissipent tout autour de la Terre. Le volcanisme exceptionnel du Deccan aurait dégagé suffisamment de soufre pour acidifier la surface des océans »
D’après Pour la Science, 1988
« L’impact climatique des éruptions volcanique riches en soufre peut être important même lorsque ces éruptions sont limitées ; ainsi, en 1783, l’éruption de Laki en Islande, tua 75% du bétail et 24% de la population, pour une coulée de 12 km3 de basalte seulement. L’éruption fut suivie d’étranges brouillards secs, puis d’un hiver anormalement froid dans tout l’hémisphère Nord.
En utilisant les éruptions du Kilauea comme modèle, Terrence Gerlach du laboratoire Sandia aux Etats-Unis, a estimé que les trapps du Deccan avaient injecté dans la basse atmosphère, pendant quelques centaines d’années, environ 30 000 milliards de tonnes de CO2, 6 000 milliards de tonnes de soufre, et 60 milliards de tonnes d’halogènes (comme le chlore et le fluor). »
D’après Vincent COURTILLOT dans Les fossiles, témoins de l’évolution, Belin-Pour la Science 1991
INTRODUCTION
Rappel sujet = arguments en faveur d'un volcanisme intense lors crise K/T
Document 1 : Distribution de certains caractères minéralogiques dans les sédiments de la limite Crétacé-Tertiaire
Nature roches = argiles constituée de smectite (altération cendres volcaniques)
=> volcanisme intense aurait projeté des cendres basaltiques dans l'atmosphère, transformation en smectite après retombée
Contenu en carbonates des sédiments => diminution brutale du contenu en carbonate à la limite K/T
=> Diminution brutale du nombre d'organismes produisant des carbonates et/ou acidification des eaux océaniques (dissolution carbonates)
Pic d'iridium à la limite K/T concentration augmentée sur 2,5m de sédiments
=> l'iridium a pu être répandu à la surface de la Terre par l'intermédiaire des éjectas volcaniques d'un point chaud
Document 2 : Coupe géologique dans les Trapps du Deccan (Inde)
Confirmation volcanisme intense à la crise K/T
Volcanisme a débuté avant et a fini après la crise => formation de Trapps
Corrélation à faire avec l'extinction des ammonites (Abathomphalus mayaroensis)
Document 3 : Extraits d’articles scientifiques
Influence des éruptions volcaniques sur le climat planétaire par dispersion des produits de l'éruption via la stratosphère
perturbation des réseaux trophiques (absence photosynthèse,,,,)
Acidification des océans
Émanation de gaz toxiques en très grandes quantités => impact sur espèces vivantes (comparaison des 2 volcanismes cités)
CONCLUSION
Bien rappeler le couplage des événements géologiques et biologiques
Évocation de l'hypothèse météoritique sans développement